21 JUIN

Top End in Down Under


Notre voyage en minibus à travers l’état du nord nous a familiarisé au fil des heures à l’ambiance très tropicale de Darwin, ville se trouvant tout au nord de l’Australie. Après la secheresse d’Alice Springs nous voici à présent tel Mowglie au milieu d’une faune et d’une flore très riche mais également peu accueillante.

Les conditions météorologiques y sont encore plus extrêmes qu’à Alice Springs. Il n’y a que deux saisons : la saison humide avec ses ouragans et ses mètres de pluie par mois, et la saison sèche. Heureusement nous avions bien calculé notre coup puisque la saison sèche qui est la saison touristique commence en mai. Ce qui ne nous empêcha pas de subir une forte humidité. Autant dire que nous avons bien profité des piscines des auberges !

Alors pourquoi le nom Darwin ? En Australie, comme j’imagine partout, le nom des villes a été défini par les explorateurs à leur arrivée. A la différence que sur ce continent tout se passe en 200 ans et qu’il s’agit pour beaucoup d’inspiration anglo-saxonne. Pour Darwin, l’explorateur en question avait eu l’occasion de faire quelques voyages avec le presque célèbre naturaliste Darwin qui devint, quelques décennies plus tard, reconnu comme l’un des plus grands scientifiques ayant jamais existé – rien que ça.

Niveau histoire c’est toujours la même chose. Seulement 150 ans d’existence ponctué par des ouragans ayant dévasté la ville et quelques bombardements pendant la seconde guerre mondiale. Pas de quoi satisfaire les férus d’histoire féodale ni les amateurs de vieux trucs. En fait nous avons bien compris qu’en Australie les seules choses assez anciennes sont les peintures aborigènes et le continent en lui même car il a très peu bougé depuis 300 millions d’années et a été séparé des autres continents il y a 40 millions d’années. Ce qui explique d’ailleurs le côté unique de sa faune et de sa flore.

Les quelques jours en auberge à Darwin ont été l’occasion de faire le plein de musique pour notre futur road trip à Kakadu mais également de profiter de l’ambiance vacances de Darwin. Il y a beaucoup de bars, un marché nocturne près de la plage (Mindil Market), des piscines et beaucoup de gens dans les rues. Combiné à cette effervescence touristique il semble que beaucoup de personnes viennent également travailler sur les chantiers qui sont certainement au point mort lors de la saison humide.

Mais bon pas trop le temps de s’attarder non plus car nous partons le 11 juin en avion pour Brisbane. Nous avons donc loué un van pour 8 jours afin de faire les 2 principaux parcs du coin : Kakadu et Litchfield. Redoutant un peu les conditions dans le parc de Kakadu nous avons décidé de garder les baignades dans Licthfield pour la fin du voyage. Et la première nuit dans Kakadu nous a bien confirmé que nous avions bien fait ! Heureusement nous avions investi dans une douche solaire de 20L à 12€ qui nous a permis d’enlever la sueur pendant au moins 5 minutes à chaque fois (les campings gratuits ou peu cher ne sont généralement pas équipés de douches).

Aux conditions météorologiques plus extrêmes dans la forêt (jungle) que dans la ville s’ajoutent le danger de la faune. Crocodiles d’eau douce et de mer, serpents mais également les moustiques ne réservent pas un très bon accueil une fois sur place. Autant être sincère et avouer que nous avons que très peu apprécié le parc malgré une ballade finale ou j’ai pu surmonter ma peur des crocodiles et profiter d’un trou d’eau. D’ailleurs en parlant de croco la semaine d’après deux pécheurs se sont fait croquer au niveau d’un lac où nous essayions nous même d’en voir dans l’eau. En gros il faut éviter de trop s’approcher des rivières à « risques », et vaut mieux tomber sur un croco d’eau douce car ils sont moins agressifs que les croco de mer (qui vivent également dans les rivières) qui peuvent mesurer jusqu’a 7m et peser 1 tonne.

Les feux que vous pourrez voir dans la vidéo sont utilisés par les Rangers pour nettoyer les forêts des herbes sèches afin d’éviter qu’elles prennent le dessus sur le reste de la végétation. Les arbres brûlent légèrement mais ne meurent pas. Les feux permettent également aux animaux d’avoir à nouveau de l’herbe fraîche.

Concernant Litchfield qui se situe à quelques 150km de Kakadu, nous l’avons vraiment bien apprécié. Au moins deux baignades par jour dans diverses cascades et points d’eau. Contrairement à Kakadu, aucun gros fleuve ne le traverse, il n’y a pas de marécage et donc beaucoup moins de risques de croc. En fait l’eau provient d’un plateau de sable plus élevé qui se gorge d’eau pendant la saison humide et qui la relâche petit à petit pendant la saison sèche.

Litchfield est également connu pour posséder d’énormes termitières cathédrale et magnétique (les termitières magnétiques sont plates et orientées nord/sud pour limiter au maximum les rayons des soleil et rester fraîches). Ces termitières construites en hauteur et non dans le sol permettent de survivre à la saison humide où tous les sols sont très imbibés d’eau, voire innondés. Bien que nous en ayons vu sur la route de Darwin, celle de Litchfield sont très impressionnantes. Certaines mesures plus de 5 mètres de haut.

Les termites ressemblent à des fourmis et sont primordiales dans cette végétation abondante. Ce sont les éboueurs du coin.

Seul point négatif de Litchfield : sa popularité. Pour s’assurer une place dans l’un des 3 campings publics du parc, il vaut mieux venir en matinée. Ils sont d’autant plus apprécié qu’ils sont idéalement placés près des points d’eau. De plus leur prix est attractif (5€ par personne) au vu de la qualité et de la propreté des installations (toilettes, douches avec eau chaude, barbecues à gaz et à bois, tables).

 

 

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