29 MAR

HelpX


Nous ne pouvons pas dire que les 2 premières semaines en auberge de jeunesse et le road trip entre français ont permis de vraiment progresser en anglais, de s’intégrer ou encore d’en savoir plus sur la culture australienne.

C’est pour cela que nous avons choisi de nous lancer dans le Help Exchange (HelpX pour les intimes). En échange de 4h de travail journalier (ménage, jardinage, au pair, travail à la ferme bio ou non, dans un B&B ou une auberge…), nous sommes nourris logés blanchis. En plus de ne pas dépenser de l’argent en logement ou repas, cela nous permet d’une part de rencontrer des locaux et de partager leurs coutumes, et d’autre part de visiter les 4 coins de l’Australie ! C’est un peu le même principe que le Woofing sauf que le travail n’est pas limité à des fermes bio, et que les annonces se trouvent sur une plateforme en ligne, et non dans une brochure. L’inscription pour un accès premium sur le site HelpX (permettant de contacter les hôtes) coûte 20 euros pour 2 ans, et bien sûr ce système n’est pas exclusif à l’Australie, on peut aussi trouver des HelpX en France par exemple !

Nous nous sommes donc mis en quête d’un HelpX à proximité de Melbourne. Apres plusieurs tentatives infructueuses et des propositions quelque peu indécentes J, nous avons trouvé une place à partir du 23 mars pour 2 semaines. Finissant notre road trip le 17 mars, nous avons continué nos recherches pour trouver un HelpX pour 6 jours. Nous avons eu de la chance et une famille voulait bien nous accueillir pour cette durée, et qui plus est dans la ville de Ballarat, dernier stop de notre petit tour avant un retour sur Melbourne. Nous avons donc accepté et le 17 mars, nous nous sommes retrouvé dans notre première famille Aussie !

La famille Aussie

Des personnes 100% australiennes en Australie, il n’y en a pas des masses ! Les parents, bien qu’installés depuis 25 ans en Australie sont anglais. Ils ont beaucoup voyagé et ne sont installés dans le village de Buninyong (leur maison n’est pas dans Ballarat même mais à 15 minutes en voiture) que depuis 5 ans.

La maman, Pascale est institutrice dans une école de Ballarat, et le papa, Philip travaille dans une grosse entreprise sur Sydney, avec beaucoup de déplacements à l’étranger. Il n’est donc là que les weekends.

Ils ont 4 enfants, dont deux qui ont déjà quitté le nid (20 et 21 ans). Nous avons donc juste rencontré les deux plus jeunes, Seth (9 ans) et Daisy (14 ans).

Puis il y a aussi leurs « quelques » animaux ! Soit, deux gros chiens, des braque hongrois (un mâle et une femelle du nom de Jerry et George), un petit bâtard en mode pile électrique Stampy, le chat Anakin, les 3 lapins nains, le coq (avant ils avaient en tout 10 poules mais elles se sont fait bouffer par un renard la seule fois où ils ont rentré les chiens la nuit), et les abeilles (une rûche) !!!!!

Notre interaction avec la famille

Nous avons partagé tous nos diners avec eux. Cela nous a permis d’en savoir plus sur leurs habitudes alimentaires (entre autres).

Premier bon point, et contre toute attente, la maman cuisinait tout elle-même. C’était même très bon, et pas de bizarrerie anglaise par chance !

Au bout d’une semaine nous avons tout de même fini par comprendre que leurs habitudes saines en apparence le soir, n’étaient pas forcément suivies pour les autres repas. Les repas du midi sont en général expédiés, à base de sandwichs et de chips. A l’école il n’y a pas de cantine, les enfants ont une heure de pause, contre 2 en France, et les repas se prennent dans la salle de classe en 1/4h top chrono, avec une récré de 3/4h. Cela peut paraître bizarre de manger en classe, mais ils n’ont pas de salle prévue à cet effet, et le soleil et les fortes chaleurs australiennes ne leur permettent pas de manger en extérieur.

Il n’était donc pas rare qu’après leur maigre repas, les enfants se jettent sur des snacks en rentrant de l’école. Et pendant le repas du soir, nous étions très étonnés de voir que les  enfants n’étaient pas obligés de finir leur assiette, vive le gaspillage (« it was delicious, i’m full, thank you »).

Le petit, tout droit sortie d’une série télévisée (un blondinet a cheveux longs) passait ses soirées devant la télé à jouer a la Xbox. Gaëtan a vite été recruté pour jouer avec lui. Nous avons aussi fait des parties de Just Dance ! L’espace d’un instant nous nous sommes cru chez nous J Par contre il fallait s’accrocher pour le comprendre, tellement il parlait vite.

Nos tâches quotidiennes

Nos tâches quotidiennes étaient diverses et variées! Pas le temps de s’ennuyer. Ménage à l’intérieur – soit dépoussiérage, aspirateur, salles de bain – rien de bien compliqué ! En extérieur, nous avons rangé le bois, coupé les trop grosses bûches, désherbé, ramassé les crottes de chien, promené les chiens matin et soir et nettoyé les cages des lapins!

Nos distractions

Apres nos 4h de travaux quotidiens, nous nous sommes efforcés d’aller découvrir les alentours! Nous n’étions là que pour 6 jours, donc il a fallu être efficace étant donné le nombre de choses à voir qu’offrait le secteur! Les deux premiers jours, nous avons fait un repérage local, avec visite du village, du café que nous avait conseillé Pascale, et des différentes bâtisses ou lieu d’anciennes bâtisses chargées d’histoire ou pas.

Le 3ème jour, nous avons pris le bus pour Ballarat afin d’aller admirer leurs anciens bâtiments construits à l’époque de la ruée vers l’or, et acheter des tenues dignes du parfait Helper. Munis de notre billet de 10$ nous étions prêts à payer le chauffeur (250$ l’amende ça fait mal au cul). Et là il nous explique qu’il nous faut une carte où il faut recharger de la monnaie dessus pour voyager. La même carte que l’on utilise pour les transports à Melbourne, et dans tout l’état du Victoria en fait, ou encore la carte que nous avons sagement laissée à la maison. Mais fort heureusement, le chauffeur a eu pitié et nous a laissé monter gracieusement dans son bus (pour ceux qui se demanderaient, au retour nous n’avons pas non plus payé le bus : « vous êtes des touristes ? ok montez »).

Le vendredi, nous sommes allé visiter l’attraction phare du coin : Sovereign Hill. C’est un village reconstitué permettant de s’immerger dans l’époque de la ruée vers l’or. Nous étions un peu sceptiques, mais il faut dire que l’illusion était totale, à part le car de chinois débarqués en même temps que nous ! Nous vous laissons parcourir les photos pour en avoir un meilleur aperçu. Toujours est-il que cette visite nous a permis de mieux comprendre l’histoire du secteur, et pendant le reste du séjour dans la famille, nous n’arrêtions pas de regarder par terre lors de nos moindres ballades, après avoir vu les énormes pépites d’or trouvées par chance (bon et aussi en creusant un peu) dans les alentours. J

 

 

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